Être moderne : le MoMA à Paris

Toute la diversité de l'art moderne à la Fondation Louis Vuitton !

Jusqu’au 5 mars le Museum of Modern Art (MoMA) de New-York s’expose à Paris à la Fondation Louis Vuitton dans cette grande exposition de plus de 200 œuvres emblématiques de l’art des 20ème et 21ème siècles.

Des chefs-d’œuvre de l’art moderne

L’exposition créée conjointement par la Fondation Louis Vuitton et le MoMA présente donc près de 200 œuvres issues de toutes les disciplines artistiques : peintures, sculptures, dessins, estampes, photographies, films, œuvres numériques, performances ou encore objets d’architecture et de design. Des œuvres variées donc pour montrer toute la diversité des collections du MoMA.

Au fil des décennies, le MoMA a acquis des chefs-d’œuvre d’artistes reconnus présentés de façon presque chronologique. Le musée new-yorkais, créé en 1929, a acquis dans les années 1930 les premières œuvres d’art moderne avec de grands classiques comme la fameuse House by the Railroad d’Edward Hopper acquise en 1930 ou plus original le Steamboat Willie de Walt Disney acquis en 1936.

House by the Railroad, 1925, Edward Hopper (huile sur toile, acquisition en 1930)

 

Steamboat Willie, 1928, Walt Disney et Ub Iwerks (film 35 mm en noir et blanc sonorisé, acquisition en 1936)

L’exposition se poursuit ensuite avec les œuvres ayant été créées après la seconde guerre mondiale comme Echo: Number 25 de Jackson Pollock avec ses projections de peinture noire sur une toile brute et son rendu proche de la calligraphie.

Echo: Number 25, 1951, Jackson Pollock (peinture laquée sur toile, acquisition en 1969)

Après l’abstraction de l’après guerre, on passe aux années 1950 à 1960 et à l’air du Minimalisme et du Pop art avec les Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol symboles d’une volonté de dénoncer la société de consommation.

Campbell’s Soup Cans, 1962, Andy Warhol (peinture acrylique sur trente-deux toiles, acquisition en 1996)

Des œuvres significatives moins connues

Cette remise en question de la société et de la politique a pris son essor après les années 1960 comme dans la création The American Trip de Cady Noland qui pointe dans son œuvre une certaine culture de la violence qu’elle représente en associant le drapeau américain avec un drapeau de pirates.

The American Trip, 1988, Cady Noland (grilles métalliques, tubes en acier, menottes chromées, drapeau américain, pavillon pirate, lanières en cuir et éléments métalliques, acquisition en 2005)

La dernier partie de l’exposition explore les œuvres plus récentes datant d’après 2000, de l’ère du numérique comme lorsque Shigetaka Kurita a créé pour NTT Docomo, Inc. une série de petites images à utiliser sur téléphones mobiles, les Emoji étaient nées.

Emoji, 1998-1999, Shigetaka Kurita et NTT Docomo Inc. (image numérique, acquisition en 2016)

On y découvre également le Untitled (Club Scene) de Kerry James Marshall symbole de la volonté de l’artiste à représenter des figures de femmes et d’hommes noirs dans l’héritage artistique occidental. Ici les personnages sont représentés volontairement pendant un moment totalement insignifiant pour laisser à la peinture le soin de faire le spectacle.

Untitled (Club Scene), 2013, Kerry James Marshall (peinture acrylique et pailettes sur toile non tendue, acquisition en 2015)

Une immense exposition pour faire le tour de l’art moderne

Cette exposition est littéralement gigantesque ! L’avantage c’est qu’elle permet, sans se déplacer à New-York pour aller directement au MoMA, d’avoir une vue d’ensemble de l’art moderne, depuis ses balbutiements à nos jours.

Évidemment, une partie non négligeable de l’exposition est consacrée au MoMA en tant qu’œuvre architecturale à part entière, et… bon cette partie ne m’a pas du tout passionnée !

Ce que j’ai aimé c’est pouvoir observer des chefs-d’œuvre dont certains jamais exposés en France. Les styles variés des artistes les plus reconnus se côtoient comme Paul Signac, Piet Mondrian, Gustav Klimt, Salvador Dali ou René Magritte. C’est passionnant !

Opus 217. Sur l’émail d’un fond rythmique de mesures et d’angles, de tons et de teintes, portrait de M. Félix Fénéon, 1890, Paul Signac ( huile sur toile, acquisition en 1991)

Habituellement tous ces artistes sont exposés seuls avec un ensemble de leurs œuvres, ici c’est différent ce qui donne une richesse différente à cette exposition. Finalement on ressort de la Fondation Louis Vuitton avec l’envie d’aller en voyage à New-York pour pouvoir découvrir le reste de leur collection !

Fondation Louis Vuitton

Adresse
8 Avenue du Mahatma Gandhi (Bois de Boulogne) — 75116 Paris, France
Téléphone
01 40 69 96 00
Horaires d'ouverture
Lundi, mardi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche : 9h-21h, nocturnes le vendredi : 9h-23h
Localisation
Voir sur Google Maps
Site internet

En résumé

Être moderne : le MoMA à paris est une magnifique exposition qui permet d'observer certains des œuvres les plus emblématiques de l'art moderne sans avoir à se déplacer jusqu'à New York ! L'art Moderne est ici représenté dans toute sa diversité de du début du 20ème siècle à aujourd'hui ! C'est passionnant et très bien expliqué !

Les plus

  • Les explications des œuvres
  • La variété des styles
  • Les chefs-d’œuvre mondialement connus
  • Des œuvres plus récentes et moins connues
  • Une présentation chronologique
  • Des œuvres jamais exposées en France

Les moins

  • Les odeurs de nourriture provenant des food trucks dans le musée en nocturne
  • La partie dédiée à l'architecture du MoMA

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