7 Wonders

Les 7 merveilles du monde n'attendent que vous !

Sorti en 2010 dans sa première version, 7 Wonders — créé par Antoine Bauza et édité par Repos Production — est un jeu de stratégie se jouant à la manière d’un draft dans lequel chaque joueur a en charge une cité du monde antique qu’il doit faire progresser en construisant une merveille afin de prendre l’avantage sur ses adversaires.

Les parties se jouent entre deux et sept joueurs (chacun sa merveille) à partir de 10 ans pour une durée d’environ 30 minutes. Très facilement accessible avec des parties dynamiques, 7 Wonders fait partie des jeux essentiels à avoir dans votre ludothèque ! Il a d’ailleurs reçu plusieurs prix en ce sens comme le Spiel des Jahres et l’As d’Or en 2011.

Éléments de jeu pour le jeu de base

Construisez la meilleure merveille du Monde

« Prenez la tête de l’une des sept grandes cités du monde Antique. Exploitez les ressources naturelles de vos terres, participez à la marche en avant du progrès, développez vos relations commerciales et affirmez votre suprématie militaire. Laissez votre empreinte dans l’histoire des civilisations en bâtissant une merveille architecturale qui transcendera les temps futurs. »

Voilà en quelques mots l’introduction du jeu. Le but est simple, chaque joueur a en charge une cité et en la faisant évoluer, il pourra gagner un certain nombre de points de victoire. À la fin de la partie, celui qui aura le plus de points est considéré comme ayant la meilleure cité et gagne la partie.

Une partie débute par le tirage au sort d’une citée parmi les sept proposées de base (Alexandrie, Babylone, Halicarnasse, Rhodes, Olympe, Gizeh, Éphèse) et contenant chacune deux faces différentes. Ces dernières propose des ressources et des conditions de fabrication de la merveille différente qui vont orienter plus ou moins la stratégie à adopter pendant la partie.

Exemples de cartes de cités

Le jeu se déroule en trois manches représentant chacune un âge différent. Pour chacun d’entre eux, une pile de cartes est mélangé et distribuée équitablement à chaque joueur pour avoir sept cartes chacun. Simultanément, tous les joueurs vont choisir une carte parmi celles qu’ils ont en main et vont la mettre de côté pour faire l’action correspondante. Les paquets de cartes passent ensuite au voisin de gauche ou droite (selon la manche en cours) pour répéter la même chose jusqu’à ce que les cartes soient toutes récupérées.

Lorsqu’une carte doit être choisie, le joueur a plusieurs possibilités :

  • acheter la carte en utilisant les ressources à sa disposition et/ou dans les cités voisines,
  • défausser la carte pour gagner des pièces d’or,
  • défausser la carte pour construire une étape de sa merveille en utilisant aussi les ressources à sa disposition.

Les cartes peuvent être de plusieurs types :

  • les matières premières et produits manufacturés (marron et gris) ajoutent une ou plusieurs ressources permanentes à sa cité ; toutes les ressources de sa cité sont disponibles à tout moment et en permanence selon la quantité indiquée,
  • les bâtiments civils (bleu) apportent des points de victoire immédiatement,
  • les bâtiments scientifiques (vert) apportent des connaissances à travers trois symboles qui vont pouvoir apporter plus ou moins de points en fin de partie selon le nombre de symboles identiques et différents récoltés (plus il y en a, plus ça rapporte !),
  • les bâtiments commerciaux (jaune) apporte divers avantages comme des ressources, de l’argent, des points de victoires ou modifient certaines règles commerciales entre les joueurs,
  • les bâtiments militaires (rouge) ajoute de la puissance militaire à sa cité pour vaincre les adversaires proches,
  • les guildes (violet) apparaissent uniquement à la dernière manche et permettent de gagner des points de victoire selon des conditions particulières.

Chaque carte possède divers symboles (pour le coût de fabrication ou ce qu’elle rapporte) qui peuvent paraître assez obscurs à première vue, mais qui s’avère en fait très compréhensibles une fois qu’on a compris leurs significations. Un petit livret fournit avec le jeu liste tous ces symboles avec leur explication. Très pratique !

La plupart des cartes demandent une ou plusieurs ressources pour être construites (ainsi que les étapes de merveille). Lorsqu’un joueur souhaite acquérir une carte, il doit payer son coût en vérifiant que sa cité produit au moins chacune des ressources demandées (et en nombre suffisant). Si ce n’est pas le cas, il peut utiliser les ressources produites par les cités voisines (joueurs directement à sa gauche et à sa droite) pour compléter ce qui lui manque en payant chaque ressource utilisée au joueur correspondant. Ces ressources ne sont jamais déduites de sa propre production ou de celui des cités voisines (les joueurs dont une ressource est utilisé par un adversaire peut tout aussi bien utiliser la même ressource pour ses propres constructions).

Il est aussi possible d’utiliser le chaînage pour construire gratuitement certains bâtiments. Certains bâtiments peuvent ainsi évoluer sans devoir utiliser une seule ressource ; ces cartes indiquent le nom des autres cartes concernées qui pourront être trouvées aux âges suivants (avec de la chance et si un joueur ne la prend pas avant). C’est un moyen simple et efficace de pouvoir construire certains bâtiments dont le coût en ressources peut s’avérer compliqué.

Lorsqu’il ne reste plus que deux cartes en main, les joueurs en choisissent une comme d’habitude et défausse la dernière (mais ne récolte pas d’argent). La manche est alors terminée, les effets s’appliquant à ce moment sont exécutés et les batailles militaires sont résolues : chaque joueur compare sa force militaire à son voisin de gauche et de droite et gagne un jeton militaire pour chacun des combats gagnés (les jetons représentent un nombre de points de victoires différent selon la manche en cours) et les perdants récupère un jeton leur déduisant un point de victoire. Si deux joueurs ont une force égale, aucun ne remporte de jeton ou de malus.

Exemple de partie en cours à 4 joueurs

À la fin des trois manches, la partie prend fin et tout le monde compte ses points en prenant en compte :

  • les points de victoire des bâtiments construits en donnant,
  • les points de victoire des étapes de merveille construites uniquement (si elles en donnent),
  • les points de victoire militaires (à déduire dans le cas de jeton malus),
  • les points de victoire apportés par les guildes ou les bâtiments commerciaux (s’il y en a),
  • l’argent récolté, chaque lot de 3 pièces rapporte un point de victoire,
  • les points de victoires apportés par les bâtiments scientifiques en prenant en compte le nombre de symboles identiques (1 = 1 point, 2 = 4 points, 3 = 9 points, 4 = 16 points) et la diversité des symboles (chaque groupe de trois symboles différents rapporte 7 points).

Si vous avez un téléphone ou une tablette sur Android, je vous recommande vivement d’utiliser l’application gratuite 7 Wonders Score Sheet qui permet de calculer de manière très simple les scores de tous les joueurs, de garder un historique de vos parties et d’avoir quelques statistiques intéressantes.

Le joueur ayant le plus de points de victoire remporte la partie.

Différentes stratégies

La première partie peut sembler un peu confuse, mais en jouant quelques parties on comprend petit à petit la mécanique et les différentes stratégies que l’on peut utiliser.

Que ce soit se concentrer sur un certain type de carte comme les bâtiments militaires pour gagner des points de guerre, des bâtiments civils qui apportent directement des points de victoire, ou encore les bâtiments scientifiques qui, bien récupérés, peuvent apporter énormément de points ; ou encore jouer sur un mélange des genres pour essayer de gagner des points sur un peu tous les fronts, chaque stratégie peut s’avérer gagnante. Tout dépend de la direction que prenne les adversaires, de la cité que l’on obtient (et de sa face) car entre ce qu’elle fournie et ce qui est nécessaire pour la faire évoluer peut vous diriger vers un mode de jeu particulier. Par exemple, la cité de Rhodes s’oriente beaucoup plus vers la guerre, Gizeh vers le gain de points en échange de plein de ressources, ou encore Babylone qui permet d’améliorer ses constructions de bâtiments scientifiques.

Une des difficulté du jeu est d’avoir tendance à jouer dans son coin sans se soucier de ce que font les autres joueurs. Comme tout le monde joue en même temps, on ne prend pas forcément le temps de voir quelles sont les stratégies en cours chez les autres joueurs. Est-ce que la cité voisine se prépare pour la guerre ? Est-ce qu’une cité évolue vers la recherche scientifique ? Il faut à tout moment faire attention pour pouvoir contrer les adversaires en choisissant parfois certaines cartes qui ne nous intéressent pas pour la jouer ou la défausser mais qui pourraient bien avantager d’autres joueurs.

J’aime beaucoup ce jeu pour la diversité de ses parties qui ne se ressemblent jamais vraiment ; entre le hasard qui attribue une cité différente, les joueurs qui vont adopter des stratégies particulières ou encore le tirage des cartes construit au hasard. Le mode de jeu très dynamique est aussi très intéressant puisque tous les joueurs jouent en même temps ce qui ne donne que très peu de temps morts et on ne s’ennuie vraiment jamais.

Des extensions pour améliorer le jeu de base

Depuis sa sortie en 2010, le créateur du jeu n’a cessé de créer de nouvelles extensions en améliorant et ajoutant de nouvelles idées pour continuer à donner l’envie d’y jouer.

On trouve ainsi plusieurs petites extensions qui ajoutent de nouvelles cités comme Abou Simbel, Petra, Stonehenge, Catan, … apportant chacune sa manière de jouer avec quelques nouveautés particulières.

D’autres extensions sont beaucoup plus importantes dont certaines vraiment intéressantes qui s’intègrent très bien avec le jeu de base (que j’utilise d’ailleurs depuis continuellement ensemble pour toutes les parties) :

  • Leaders : apporte la cité de Rome, de nouvelles cartes de jeu et un nouveau mécanisme avec les personnages de leader qui sont distribués au début du jeu à chacun des joueurs pour leur permettre d’apporter certains avantages spécifique au début de chaque âge. S’il faut choisir une extension à ajouter au jeu de base, c’est sans hésiter celle-ci !
  • Cities : apporte les cités de Byzance et Pétra, de nouvelles cartes de jeu (dont des leaders) et les jetons de paix qui permet d’éviter les conflits militaires avec les cités voisines. Cette extension est moins importante que Leaders mais ajoute quelques cartes et cités sympa.
  • Babel : intègre en fait deux extensions qui consistent à construire collectivement la tour de Babel ou de grands projets pour gagner des points de victoire ou en perdre selon les situations. Après quelques parties, j’avoue ne pas vraiment avoir accroché à ce genre de mécanique qui complexifie un peu trop le jeu de base.
  • Armada : ajoute de nouvelles cartes de jeu et le principe d’exploration et conflits maritimes qui permettent aux joueurs de gagner quelques points de victoire supplémentaires en réalisant de nouvelles actions et/ou en combattant dans de nouvelles batailles. Celle-ci je n’ai pas encore eu vraiment l’occasion de l’essayer, mais elle semble assez intéressante.
L’utilisation des leaders apportent de nouveaux avantages au début de chaque manche

Au-delà des extensions qui s’ajoutent au jeu de base, le jeu 7 Wonders : Duel est un jeu de cartes évolutif exclusivement jouable à deux joueurs qui part du principe de jeu de 7 Wonders. L’intérêt est de proposer un jeu vraiment spécialisé pour deux joueurs (le jeu de base le permet aussi mais est plus adapté pour jouer au moins à trois) et avec une mise en place bien plus simple.

Pour aller même encore plus loin, on peut aussi trouver des extensions non-officielles inventées par les fans comme sur le blog Gus and Co.

Enfin, pour ceux qui préfère jouer en ligne, Repos Production a aussi sorti des versions jeux vidéo du jeu de société ; on les trouve pour Android et pour iOS pour un prix de 5,49€.

7 Wonders

Auteur(s)
Antoine Bauza
Editeur(s)
Repos Production
Site internet
Nombre de joueurs
Entre 2 et 7 joueurs

En résumé

7 Wonders fait partie des jeux de société à avoir absolument dans sa ludothèque. Le jeu a l'avantage de pouvoir être joué à beaucoup de joueurs ce qui est bien pratique quand il y a un peu de monde, et propose une mécanique de jeu très sympa entre stratégie, hasard et rapidité. Le fait que tout le monde joue en même temps est un vrai plus qui évite aux joueurs de s'ennuyer. Et pour ceux qui en aurait un peu marre du jeu de base, la multitude d'extensions, nouvelles cités et nouvelles cartes donne une nouvelle fraîcheur au jeu pour refaire encore et encore de nouvelles parties entre amis. Le jeu est disponible dans les boutiques spécialisées ou en ligne pour un prix d'environ 39€ et les grosses extensions entre 20 et 30€.

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